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Paire d’Appliques Régence « Aux Salamandres » d’après le modèle d’André Charles Boulle

Paire d’Appliques Régence « Aux Salamandres » d’après le modèle d’André Charles Boulle

Rare et exceptionnelle paire d’appliques à deux bras de lumière asymétriques,de syle Régence,en bronze finement ciselé et doré au vernis or,ayant conservée sa dorure d’origine.

Modèle aux Salamandres, dit aussi : Bras à lézards,d’après André Charles Boulle (1642 – 1732) .

Les bras de lumière aux courbes sinueuses simulent un riche décor de feuillage sur lequel vient s’agripper une salamandre dans la partie haute d’un des bras, venant surplomber l’entablement orné de piastres et sur lequel prend naissance une chimère supportant dans le prolongement de sa queue le départ de l’enroulement des bras.

Le fût à renflement, à décors de branchages de feuilles de laurier présente en son centre un masque d’indien stylisé,se terminant par une coquille en cul de lampe.
Les binets et coupelles à décors asymetriques simulent des feuilles d’eau alternées de couronnes de fleurs.
Ce modèle d’appliques est une refonte quasi fidèle, datant de la fin du 19e ou du début du 20e siècle, de la paire exposée au musée des arts décoratifs à Paris,provenant du Don Ernest Grandidier en 1906. inv.12789 A-B
Attribué à André Charles Boulle ( 1642-1732 ).
Paris, vers 1715-1720. Hauteur 52 ; Largeur 28.
Boulle a édité une série de planches illustrant les principaux aspects de son oeuvre et notamment dans le répertoire des feux de lumière et de la lustrerie.

Parmi ses dessins de luminaires, il est répertorié sur la planche N° 3, un modèle de bras de lumière pour un grand cabinet, correspondant à l’un des éléments de cette paire.
Il semblerait que Boulle les ait nommés : « Bras à Lézards » comme le laisse supposer la mention retrouvée dans l’inventaire, dressé après sa mort, en 1732, conservés dans le fond de l’atelier et intitulé : modèles de bras de lumière formés de deux branches aux enroulements dissymètriques et de binets différents, ainsi que chutes de fleurs stylisées aux pétales tombantes pour l’un et à cannelures pour l’autre.
Ils s’accrochaient de part et d’autre d’un grand et haut miroir,respectant la symétrie qui régissait alors l’ordonnancement de la décoration intérieure.
La branche la plus proche de la glace s’y reflétait,créant ainsi par un jeu de reflets la séduisante illusion d’un foisennement de sources lumineuses.
Un lézard descend le long de la branche la plus haute, dont il épouse parfaitement la courbe sinueuse. Ne s’agirait-il pas plutôt d’une salamandre. Animal mythique qui, croyait-on, vivait dans le feu où il puisait vie et protection sans se consumer, et qu’il avait aussi le pouvoir d’éteindre.
Dessous se dresse un dragon menaçant « Chimère crachant du feu », autre animal mythique associé au feu dont la queue se perd dans les ornements feuillus de la seconde branche.
A l’affût, la salamandre semble le narguer, avec supériorité,prête à éteindre le feu qu’il est sur le point de cracher.
Le dragon est juché sur un entablement, simulant une petite console en gaine moulurée, ornée d’une chute de piastres et soutenue par une tête de Maure enturbannée, évocation des terres chaudes du continent Africain et signe relativement discret de l’engouement pour l’exotisme.
Dès le début du règne de François 1er,la salamandre devient son emblème et symbolise fortement le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et le monde.
La devise étant : Nustrico & Extinguo (« je m’en nourris et je l’éteins ») .
Cet animal un peu magique est censé éteindre les mauvais feux et attiser les bons.

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